Désert des Agriates

Le site sert de frontière avec le Cap Corse. Son nom pourrait le faire croire mais il ne s'agit pas d'un désert. Cette vaste étendue de 15 000 hectares est caractéristique des paysages corses, avec son maquis, ses crêtes et ses petites vallées. Le lieu accueille des espèces d'oiseaux : puffins cendrés, fauvettes, faucons pèlerins… Près d'un tiers du site appartient au Conservatoire du Littoral Au Moyen-Age, il existe des plantations, notamment de céréales, et des troupeaux étaient amenés en pâturage sur les lieux. Aujourd'hui, on peut retrouver des vignes et des oliviers. Sur la côte, on trouve deux plages : Saleccia et de Loto, uniquement accessible par la mer ou par la piste avec un véhicule tout-terrain, au coeur d'une nautre sauvage.

Ile Rousse

Peuplée depuis l'Antiquité, la ville de Ile Rousse fut prospère durant plusieurs siècles. Elle devint un comptoir romain mais sa proximité avec la mer lui fait subir de nombreuses invasions et ses habitants partent vivre dans les villages de l'arrière-pays comme Santa Reparata, Monticello, Corbara ou encore Pigna. Ile Rousse telle que nous la connaissons aujourd'hui, a été fondé par Pasquale Paoli en 1758. L'objectif principal était de diminuer l'activité des génois sur les villes de Calvi et Algajola. Les premiers plans de la ville sont disponibles au Musée de Paoli à Morosaglia. Au coucher du soleil, la petite île de la Pietra est éclairé en rouge grâce à ses roches. Elle était déjà peuplée depuis l'Antiquité. Les romains disposaient également d'une cité pour le commerce. Sur la péninsule on peut apercevoir une tour génoise ainsi qu'un phare datant de 1857. Le centre de ville est symbolisé par sa Place Paoli, fondateur de la ville, encadrée par des palmiers. Tous les matins, le marché est présent aux halles couvertes pour acheter les produits locaux : charcuterie, miel, fromage… Le train reliant les deux villes, Calvi et Ile Rousse, permet aux visiteurs de s'arrêter aux plages sans utiliser la voiture.

En empruntant la N197, la route mène vers Lozari, marine de Belgodère avec sa baie aux eaux claires. Lorsqu’on remonte dans les terres, on arrive à Belgodère, village perché de 300m d’altitude avec son église baroque Saint-Thomas. La D63 amène ses visiteurs vers Speloncato, avec ses ruelles et sa fontaine. Un conseil, un passage vers la Bocca di a Battaglia, col de 1101mètres d’altitude, vaut le détour pour apprécier les hauteurs sur la région. C’est également le point de départ pour les amateurs de parapentes et de deltaplanes. En redescendant du col, on arrive dans la vallée de Tartaigne, peu connu touristiquement, disposant de plusieurs ponts génois (très rare dans la région). En revenant vers le village de Speloncato, on atteint le village de Feliceto, avec ces deux ponts génois : Fiscione et Reginu. Une usine de souffleur de verres est présente au sein du village et est ouverte au public.

La route continue vers les villages de Muro, Avapessa, Cateri, puis à Sant’ Antonio. Dans le film « L’Enquête Corse », le hameau est utilisé comme « Rossignioli », village de montagne, typique corse. La D151 se poursuit vers Pigna, où beaucoup d’artistes se sont installés. En se promenant dans ses ruelles, on peut découvrir des ateliers de poteries, des magasins d’instruments de musiques ou encore de produits locaux (miel, charcuterie, confiture, huile d’olive…). En 1964, une association coopérative a vu le jour, Corsicada, dont l’objectif est de redonner vie aux métiers d’autrefois et d’innover dans l’artisanat. Le village abrite également une église de style italienne, construite à la fin du XVIIIème siècle.

2.5km plus loin, on arrive à Corbara au pied du mont Sant’Angelo. De nombreux édifices religieux sont ouverts aux visites comme la chapelle Notre-Dame des Sept Douleurs, l’église de la Nativité de la Vierge ou encore le couvent Saint-Dominique. Il y a également des chapelles et oratoires présents dans tout le village. En vous promenant au cœur de ses rues, vous trouverez la place du village et sa fontaine di u sbollaru, avec sa vasque de granite. Au sommet du village, la maison-musée de Guy Savelli vous accueillera pour découvrir l’histoire de la Balagne et de la Corse.

En quittant la route principale entre Calvi et Ile Rousse, on arrive au village de bord de mer d’Algajola. Au sein de la station balnéaire, on retrouve les restes de l’influence génoises, avec sa forteresse (malheureusement un site privé) et son église dédiée à Saint Georges. En revenant sur la route en direction de Calvi, on passe par le village de Lumio qui domine la baie de la capitale de la Balagne. C’est le point de départ pour une randonnée en direction du village abandonné d’Oci. Le dernier villageois est parti à la fin des années 20. Depuis, les maisons se dégradent, malgré une vue magnifique depuis les hauteurs du village.

On arrive à Calvi par la T30. Avec ses 5 000 habitants, Calvi est l’une des villes principales du territoire corse et également l’une des plus touristique avec la station de Porto Vecchio. La baie, avec son sable fin, s’étend sur 6km et en arrière de la plage, les pins offrent des espaces ombragés aux vacanciers. Au milieu du XIIIème siècle, les romains ont fondé la station, en chemin en direction de Marseille. La péninsule rocheuse devient une ville fortifiée, qui bénéficiait de nombreux avantages, notamment fiscaux. On pouvait apercevoir trois bastions au sein de la forteresse : Malvetano au sud est, Spinchone au sud ouest et Teghiale au nord est. Tout au long de son histoire, la ville de Calvi a été fidèle au royaume de Gènes. Depuis 1967, les parachutistes de la Légion Etrangère française se sont installés dans la ville. Les locaux de la police militaire sont au cœur de la Citadelle, dans la caserne Sampiero, et le 2ème régiment de parachutistes sont installés au Camp Rafalli. Les deux rues principales de la ville sont la promenade au port, où l’on peut retrouver de nombreux cafés et restaurants ; et la Rue Clémenceau, rue piétonne avec boutiques et magasins. Sur la péninsule de Saint-François, on retrouve la place Christophe Colomb, porte d’entrée pour rentrer au cœur de la Citadelle. Au cours de la visite de la ville, ne manquez pas l’église Saint-Jean-Baptiste, qui au cours du XVIIème siècle a été élevé au titre de cathédrale par le pape Grégoire XIII, et également la chapelle Notre Dame de la Serra.

Calenzana est l’un des plus grands villages de l’arrière pays de la Balagne. C’est ici que démarre le GR20, sentier de randonnée de 15 étapes, qui traverse toute la Corse. Au sein du village, se trouve une église baroque, Saint-Blaise, datant du XVIIème siècle. En continuant la route sur la D151 sur les hauteurs, on arrive a Zilia, village d’où provient l’eau pétillante du même nom que l’on peut retrouver dans toute l’île. Depuis Calvi, pour rejoindre Galeria, deux itinéraires sont possibles : par le littoral, route sinueuse avec des panoramas pour une durée d’une heure et demi selon la circulation, ou par l’arrière-pays, en coupant via l’aéroport de Calvi, pour environ une demi-heure de trajet. Ce dernier passe par la Bocca di Marsuoinu, pour rejoindre ensuite la vallée de Marsolino à Fango.

En empruntant la route côtière, l’itinéraire passe à proximité de la péninsule Revellata. Le site est uniquement accessible à pied pour partir à la recherche de petites criques et plages. Les prochains kilomètres de routes nous conduisent sur des vues sur la côte, en passant par la baie de Crovani, et qui traversent également la rivière du Fango. Dans la vallée du Fango, on trouve de nombreux lieux de baignade dans la rivière, avec des bassins plus ou moins grands selon les sites. Classée par l'UNESCO et Natura 2000, la rivière du Fango vous fera oublier quelques instants la mer pour plonger au coeur de la nature corse. En arrivant à Galeria, on se trouve dans un golfe qui porte le même nom, et l'embouchure de la rivière. Au sud de la baie, on peut voir une tour génoise. Après avoir traversé Galeria, on passe les cols de Palmarella et de la Croix, et la vue s'étend jusqu'à la réserve naturelle de Scandola, et le village de Girolata.